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POURQUOI PARLER ECOLOGIE SUR LE BLOG ?

6 novembre 2019
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Je me dis qu’orienter son blog vers l’écologie en 2019, c’est vraiment un truc de suiveur. A l’aube des années 20 (du XXIème siècle), il est de bon ton d’être écolo dans la blogosphère voyage – il est de bon ton tout court d’être écolo dans la société. Comme si j’étais en perte de vitesse et je voulais me réfugier dans le nouveau paradis de l’influence : la blogosphère green. Cette blogosphère qui regorge déjà d’articles sur tout : le zéro déchet, les petits gestes écolos du quotidien. Alors pourquoi parler écologie sur horsdutemps.fr ?

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L’ECOLOGIE, LE SUJET TENDANCE DU MOMENT.

UNE PRISE DE CONSCIENCE GENERALE.

Si l’on met de côté les contradicteurs marginaux (néanmoins utiles pour éviter la pensée unique et se retrouver dans 1984), j’ai l’impression qu’il y a un consensus autour du diagnostic : le réchauffement climatique est bel et bien là (#canicule2019), et c’est en grande partie liée aux activités humaines complètement déraisonnées. Les médias traditionnels en parlent, et sur les réseaux sociaux, c’est l’un des sujets les plus en vogue. Tu te souviens du défi #onestpret lancé par des grands youtubeurs fin Novembre 2018 ? Etre écolo, c’est tendance. La majorité des grandes entreprises ont leur propre semaine du développement durable en interne, et les produits que l’on nous vend sont de plus en plus verts. L’intention est louable. Et pourtant.

GREENWASHING : LA CONSOMMATION AVANT TOUT.

Depuis quelques temps (mois… au plus un, deux ans), l’écologie visible, celle prônée dans les médias, les réseaux sociaux, les publicités vise à modifier nos habitudes de consommation, sans nous questionner réellement sur cette fameuse consommation. Avons-nous besoin de tout ça, même si c’est green ?

D’accord pour ne plus acheter des bouteilles en plastique, mais cool, on va pouvoir acheter des pailles en inox. Même si nous n’utilisions jamais de pailles à la maison. Oh, et tiens, ce tee-shirt est en coton bio d’une marque ultra à la mode (en plus y’a un tote bag offert), c’est bien, c’est vert. Tant pis si j’ai déjà 5 tee-shirt à message dans mon placard que je n’ose pas mettre au travail. J’évite volontairement le sujet du voyage #dissonancecognitive car j’ai déjà longuement abordé ce thème dans un précédant article.

Dans ce que je perçois de l’écologie visible (dans les réseaux sociaux, les publicités, les médias traditionnels – et non ceux de niche et ceux spécialisés), il s’agit de petits gestes qui vont nous sauver, de culpabilisation individuelle et de charge mentale toujours plus importante (sérieusement, faire tout ses produits maison tout en travaillant à l’extérieur de chez soi au minimum 35h/semaine ?), de consommation verte/locale/bio/éthique aux produits hors de prix pour le commun des mortels et, forcément, de greenwashing. Rarement, des réflexions de fond, nous réduisant à un « statut de consommateur responsable ». Pourtant, l’écologie n’est pas qu’une question de consommation (et de porte-feuille).

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L’ECOLOGIE : VERS LA SOBRIETE COHERENTE.

LE DEVELOPPEMENT DURABLE POUR PENSER GLOBAL.

Avec tous ces articles ici et là sur l’écologie, je me suis demandée ce qui faisait de nous un écolo. A partir de quand on est écolo ? D’ailleurs, est-ce que je suis vraiment écolo ? Je mange toujours beaucoup de viande, j’ai pris l’avion au moins une fois par an depuis presque 10 ans, et je ne trie plus vraiment mes déchets depuis que je vis à Marseille (parce qu’à chaque fois, je dois marcher plusieurs minutes pour arriver devant un conteneur plein à craquer, mon tri finit dans la poubelle classique …). Pourtant, je n’ai jamais eu de phase de surconsommation, je fais un métier plutôt green, et je crois que mon bon sens paysan m’a préservé (un peu) des sirènes du marketing (et de la fast fashion). Bien évidement, je coupe l’eau du robinet et j’éteins la lumière dès que je quitte un pièce, blahblahblah – cela va sans dire.

Alors forcément, je suis très heureuse que l’écologie soit un sujet de plus en plus abordé dans la société. OUF ! Je ne passe même plus pour une folle qui a le même duffle-coat depuis 5 hivers (mais il commence à pelucher beaucoup trop). Je ne passe même plus pour une sans-le-sous qui boit du café filtre depuis que j’ai mon appart (soit 11 ans !), sans être passée par la case Nespresso (sérieusement, il a fallu que l’on attende 2019 pour se rendre compte que les capsules uniques pour un café c’était du GRAND GASPILLAGE ?!?). Néanmoins, à coup de « petits gestes du quotidien », j’ai le sentiment que l’on oublie l’aspect global de l’écologie : la sobriété.

L’écologie ne doit pas devenir un mouvement à mode où l’on pioche ce qui nous fait plaisir et ce qui ramène du like sur instagram.

Etre écolo, c’est avoir un lifestyle cohérent, équilibré et sobre. C’est avoir une démarche holistique sur l’ensemble des composantes de sa vie (quotidienne et extra-ordinaire). Pas besoin d’un pouvoir d’achat important, simplement une question de bon sens et de dosage, un peu comme une alimentation équilibrée. Malheureusement, non, les bocaux en verre n’annuleront pas les voyages tous les mois en avion* … Et surtout, être écolo, c’est beaucoup moins de consommation superficielle et inutile associée à un grand regard critique. Bref, un peu moins d’influence et d’instantanéité, beaucoup plus de recul.

* Pour préciser, je ne suis pas fondamentalement contre l’avion. Evidement, avec 5 semaines de congés payés par an, il est compliqué de voyager à l’autre bout du monde et découvrir des cultures radicalement opposées à la notre avec un autre moyen. Je suis pour une utilisation raisonnée et consciente de l’avion. Et surtout pour que ceux qui le prennent un peu trop souvent arrêtent de nous inonder de posts zéro-déchets, qui ne font qu’augmenter la charge mentale de ceux qui, dans leur vie quotidienne, sont bien plus sobres, puisqu’ils ne prennent (quasiment) jamais l’avion. Pour mémoire : un vol A/R Paris-NYC équivaut à 1 an de consommation de chauffage pour 1 personne (en émission de CO2) – source ADEME.

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PARTAGER POUR RENDRE COMPTE.

Partager, c’est une des façons les plus simples de visualiser son évolution. Un peu comme lorsque l’on s’inscrit à un 10 km pour être sur de se mettre à faire du sport régulièrement. Sur moi, ça a le même effet.

Horsdutemps ne deviendra pas un blog écolo, je n’ai absolument pas le temps pour ça, néanmoins, je me suis dit que de temps en temps, on pourrait partager ici, des trucs et astuces au-delà des petits gestes du quotidien (l’aménagement du territoire si tu veux !), et des réflexions (de comptoir) sur l’écologie, histoire de continuer le cheminement au-delà de la promotion d’une gourde en inox.

MES AUTRES ARTICLES SUR L’ECOLOGIE.

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Photogaphies prises à Saint-Félix-Lauragais – Mai 2018

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