24 Comments

  1. Ton article me touche beaucoup car je souffre de la même contradiction que toi. J’essaie de faire au mieux au quotidien pour l’environnement : j’ai quasiment arrêté la viande, j’essaie le zéro déchet (sans trop trop de succès), je m’approvisionne le plus possible au marché auprès d’un agriculteur de la région , j’ai pour objectif de rien acheter de neuf en 2018 (même si des fois j’aimerais bien changer mon ordinateur mais non je tiendrais encore une année de plus), et du coup quand je parle un peu écologie, j’ai conscience de ne pas être crédible à cause des voyages en avion. Honnêtement, je pourrais renoncer à tout mais les voyages c’est dur… Avant j’enchaînais les avions mais l’année dernière, je me suis dis que ça ne pouvait plus durer. Pourtant, j’adore les avions, j’adore être dans un avion, j’ai l’impression que c’est magique, de voler au dessus des nuages. C’est une sensation que j’adore. On est quand même allés en Afrique du Sud, mais du coup on se dit que si on fait un voyage en avion par an maxi et encore cette année on va essayer pour compenser de ne pas en faire, et de voyager plus près. Si l’on prend l’avion, ce sera pour rester un certain temps dans la destination. Pour moi c’est trop facile de rejeter la fautes sur les industriels, s’ils font des produits qui se vendent ils continuerons. S’ils voient que les gens veulent des produits éthiques et écolos, ils se tourneront vers cette production. Après c’est aussi à nous de s’informer car bonjour la desinformation dans les publicités !

    • Ca me donne chaud au coeur que nous soyons plusieurs à avoir ces contradictions 🙂 Je trouvais quand même ça étrange que presque personne dans la blogosphère voyage ne se posait la question de l’impact du transport sur la planète >< Mais c'est vrai que comme toi, j'aime beaucoup prendre l'avion, je trouve que c'est vraiment un moment magique d'être au-dessus des nuages. Et encore comme toi, je vais essayer de restreindre mes voyages en avion. Je me dit qu'un vol par an, c'est déjà pas mal 🙂

  2. Je me reconnais bien dans cet article! Pleine de contradictions et qu’il est difficile de trouver un équilibre entre sa vie française écolo et végétarienne (pour ma part) à notre soif de voyager et de découvrir le monde! Comme toi il m’arrive de prendre l’avion pour 3jours pour découvrir une destination mais également comme toi ce n’est pas du tout le genre de voyage qui me passionne et qui me fait rêver… je suis adepte du slow travel mais il faut avouer qu’avec un travail à côté partir 2 mois dans une destination est loin d’être facile! Alors il faut apprendre à dire non, apprendre à voyager conformément à ses valeurs sans trop se culpabiliser non plus! Belle journée à toi

    • @Amélie : ahah, c’est vrai que les voyages au long cours sont compliqués une fois que l’on travaille, à moins de prendre des congés sabbatiques, mais bon, dans certains contextes, ça peut être compliqués >< Je te souhaite une bonne journée également et je te remercie pour ton passage ici 🙂

  3. C’est une très belle reflexion. Nous voyageons en Asie pour 6 mois et c’est un vrai problème que l’écologie. Du coup on se pose des questions sur nous, notre manière de voyager, et comme tu le dis, peut-on prendre en photo cette femme qui travaille et diffuser son visage ? On a pas mal demandé aux gens si on pouvait, la majeure partie du temps on a pas osé. Pour l’écologie pure, on fait des efforts notamment sur l’eau car on a acheté une gourde filtrante, on limite l’achat de plats à emporter car ils exagèrent sur le plastique mais malgré ça, non on est carrément polluants ( notre besoin de Wifi, de douches chaudes, etc etc)… Alors, on se pose des questions …

    • @ Aurore : Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 C’est vrai que c’est assez compliqué de restreindre son confort en rant qu’occidentaux >< On est tellement habitué à avoir des infrastructures performantes et "tout, tout de suite" qu'on a du mal à maîtriser notre impact, en particulier dans les pays en développement ... C'est super intéressant la gourde filtrante ! Je ne connaissais pas, mais c'est vrai que c'est une bonne alternative aux innombrables bouteilles en plastique que l'on achète. Je vous souhaite un bon voyage pour la suite !

  4. J’aime beaucoup cet article. Ma réponse aujourd’hui, c’est d’aller dans des pays capables de m’accueillir – des pays qui ne manquent pas d’eau ou de nourriture, qui ont un système de traitement des eaux et des déchets efficaces… Ce n’est pas parfait, mais ça m’évite de contribuer directement à abîmer un pays qui ne peut pas gérer le flux turistique…

    • @ Itinera magica : Je te remercie pour ton commentaire 🙂 Et j’aime beaucoup ta réponse qui permet de réellement éviter de faire plus de mal que de bien, mais comment tu te renseignes ?

  5. Merci beaucoup pour cet article qui m’a énormément intéressée et m’aide à alimenter des réflexions que j’ai en ce moment. Par exemple je me suis demandée si partager ce que j’ai vécu à Madagascar dans un lieu encore peu fréquenté était une bonne idée… Et puis je me suis rappelée que précisément, j’étais avec une association qui essaie de développer sur place de l’éco-tourisme, et que parler de cette association reste important puisque dans tous les cas, le tourisme s’y développe déjà de manière plus dramatique. Mais ce n’est jamais un choix parfait, c’est toujours un compromis… Je dois publier depuis un moment un article sur la façon dont j’ai essayé de voyager « éthique » à Madagascar, la première chose que j’ai pensé à préciser dans l’intro, c’est justement qu’il faut garder en tête qu’en ayant pris l’avion, on n’en est réduit à limiter la casse, on ne fera pas de miracle ! Mais cela ne signifie pas qu’il ne faut faire aucun effort. Tu avais lu l’article du blog Antigone XXI sur le slow travel d’ailleurs ? (A bientot en tout cas et encore merci pour ce partage !)

    • @Irene : Je te remercie vivement pour ton passage ici ! C’est vrai que c’est toujours un sacré dilemme de savoir s’il faut révéler au grand public un endroit encore un peu préservé (c’est précisément ce que raconte ce photographe australien dont j’ai mis le lien vers son post). Mais après, si c’est juste pour parler d’écologie et d’éco-tourisme, ça devrait être intéressant, et loin de la vague « consumériste » du voyage 🙂
      Je n’avais pas lu le blog d’Antigone XXI. Je suis allée le voir, et effectivement, il est vraiment intéressant 🙂 Je crois que je partage beaucoup de choses en commun sur le slow travel avec elle :p

  6. Je me retrouve bien dans ton article : j’ai mis en place plein de nouveaux gestes au quotidien pour limiter les déchets (même s’il me reste encore une belle marge d’amélioration, là aussi, mais Rome ne s’est pas construite en un jour), je suis devenue végétarienne il y a trois ans… Je marche beaucoup et prends les transports en commun le reste du temps (j’ai hâte de déménager à Boston car dans un sens, on n’aura officiellement plus de voiture, et comme elle ne sert que très très peu -je n’ai pas le permis de toute façon-, il y a moyen que ça me rende aussi jouasse que de dire que je n’ai pas de TV :D). J’avoue que moi aussi devenir propriétaire m’angoisse plus qu’autre chose et que je ne suis pas pressée du tout. J’aime assez la liberté du locataire, même si là où je suis (et où je serai bientôt) c’est un sacré gouffre financier.

    La fascination pour l’Islande, je l’ai depuis 4 ou 5 ans je crois, depuis que je pratique la photo et que la nature m’attire de plus en plus (l’Islande étant une de ces destinations où ces deux intérêts se conjuguent semble-t-il à merveille, avec l’Irlande et les pays scandinaves, en ce qui concerne l’Europe). J’ai une soif de voyage immense, mais je sais bien qu’il me faudra la combler un peu, ou la raisonner beaucoup. Ceci dit comme je le disais dans mon article, je n’ai plus la même envie non plus de les enchaîner à ce point. J’apprécie aussi davantage de prendre mon temps, de « respirer » une destination, d’en prendre le pouls et de mieux observer le rythme de vie des habitants. Je l’ai fait à Athènes quand mon mari était en conférence et j’avoue que de vivre à la manière d’un local tout ce temps m’a particulièrement permis d’apprécier la ville. Bref, on aura toujours une somme de contradictions en nous, mais tant que l’on s’y retrouve, ça ne nous rendra que plus humaines 🙂

    • @ Fanny : Merci beaucoup Fanny pour ton long commentaire 🙂 C’est vrai que ça m’a énormément plu de lire ton article sur l’écologie et les voyages.
      Ahah par contre, j’aimerai vraiment devenir propriétaire (pour ne pas enrichir un propriétaire sur mon dos…), mais absolument pas dans un lotissement, ça c’est vraiment ma plus grande angoisse, même si malheureusement, c’est souvent la seule option financière …
      L’Irlande me semble être une excellente alternative à l’Islande. C’est différent, mais du peu que j’ai pu découvrir lors d’un voyage linguistique, les paysages sont incroyables (et photogéniques!) *_*
      PS : ahah, ça me rend également fière de dire que je survis sans TV 😛 (Le mauvais côté, c’est quand les gens te demandent comment tu fais pour être au courant des actualités #facepalm !)

  7. J’aime beaucoup cet article, tu mets des mots sur ce que je ressens également en tant que voyageuse et écolo. Je suis étudiante en biodiversité, j’essaie de réduire mon impact sur l’environnement, j’étudie les écosystèmes, comment les gérer, les protéger. Et à côté je suis voyageuse et blogueuse, donc je prends l’avion, toutes sortes de transport, je consomme de l’énergie pour prendre des photos, poster mes articles, partager mes photos… C’est vrai, c’est contradictoire, mais j’ai le sentiment que ma passion du voyage vient justement de ma passion de la nature, je voyage pour la découvrir, pour l’étudier, pour la protéger. Malheureusement, il n’y a pas de solution miracle et définitive, mais la meilleur chose à faire est sans doute de faire des efforts à son échelle. Alors comme tu le fais, j’essaie de réduire mon impact. Avant tout, j’essaie de m’informer au maximum sur les bonnes pratiques et les mauvais comportements. Ca fait toujours plaisir de lire des articles de voyageuses et voyageurs qui prennent conscience de leur impact et qui essaient de le limiter. J’espère qu’on continuera à voir une manière de voyager responsable et respectueuse se développer !

    • @Sarah Ash : Je te remercie beaucoup Sarah pour ton passage ici ! C’est super chouette de constater qu’on est beaucoup a avoir pris conscience de notre impact écologique en tant que « voyageur », et j’espère que ce n’est que le début 😉

  8. Super cet article !
    Pas plus tard qu’aujourd’hui je parlais à Laurent du blog One Chaï du fait que je n’étais pas aussi loin dans mon raisonnement et ne culpabilisais pas de prendre l’avion, même en étant consciente de mes contradictions. Il m’a rétorqué qu’un type qui roule en 4X4 et ne trie pas ses déchets à largement moins d’impact que toi, qui trie, fait du vélo, achète en circuit court et prend une SEULE FOIS par an un long courrier. Voila, depuis je médite.

    • @ Lauriane : Merci beaucoup pour ton commentaire ! Ahah, j’ai eu récemment la même conversation avec un de mes collègues (méga écolo) qui a décidé d’acheter un vieux camping pour voyager … et qu’au font le véhicule était tellement vieux que la dépense énergétique pour le construction était rentabilisée. Et le pire, c’est qu’il a sans doute raison !

  9. Merci pour ton article. Je trouve ça important de rappeler le principe du slow travel. C’est un sujet qui me touche beaucoup et que j’essaye d’appliquer. J’ai l’impression que tu as réussi à réunir toutes les idées qu’il y avait dans ma tête et les coucher sur cette page de blog. Le droit à l’image, le volontourisme niais, les problématiques immobilières et environnementales. C’est une joie de découvrir ton blog donc ! Avoir quelqu’un dont les mots font échos est toujours apaisant. Je m’en vais le feuilleter et je sais déjà que ton contenu doit être magnifique.

    • @ Cléa : Je te remercie infiniment pour ton commentaire ! C’est vrai que parfois, j’ai beaucoup de mal avec la « niaiserie » qui peut être associée à certains contenus de voyageurs … Je vais de ce pas découvrir ton blog car j’imagine que nous avons beaucoup en commun !

  10. Je trouve ton article très intéressant, c’est rare de lire de telles réflexions, je trouve cela très précieux. Je suis en parfait accord pour de nombreuses choses. Mais pas pour quelques unes. Notamment pour « l’histoire » du voyage, il me semble que tu confonds voyage et tourisme. Le tourisme était certes réservé à la base aux élites, comme les nobles européens, principalement britanniques qui parcouraient l’Europe avant de s’établir et de rentrer dans les affaires. Les Hommes ont toujours voyageé mais pas forcément pour visiter, simplement pour commercer, ou simplement pour vivre, vivre mieux, vivre différemment. Je sais que ce n’est pas l’essence de ton propos, mais je tenais à faire la distinction. J’ai eu la chance d’étudier l’histoire de façon plutôt approfondie, et les voyages étaient souvent abordés de manière indirecte. Comme par exemple des soldats qui parcourent 400 km à pied au XVe siècle, ce sont des ouvriers, des paysans, des marchands, etc qui parcourent des contrées et rencontrent des gens de tous horizons. Autre point c’est les destinations tendances. Honnêtement je ne me pose pas la question de savoir si telle ou telle destination est tendance pour y aller ou non. D’une façon globale je voyage peu. La dernière fois que j’ai pris l’avion c’était en 2008. Ces 10 dernières années j’ai fait quelques villes ou pays d’Europe et j’ai surtout découvert des coins en France. J’ai pour principe de faire ce dont j’ai envie (avec ma moitié je ne décide pas pour deux) quand j’ai envie, sans trop me soucier de savoir si c’est à la mode ou non pour aller ou non quelque part. Je pense que c’est dommage de se priver de quelque chose si on en a vraiment envie. Je veux absolument pas faire de commentaire négatif, car j’ai vraiment apprécié ton article, c’est justement pour cela que j’ai envie de réagir. Après j’ai toujours pensé que le train représente le plus le voyage. On a une telle diversité de paysage en train, les gares sont généralement belles, et bien entendu il a l’avantage d’avoir une empreinte carbone relativement basse. En tous les cas je te remercie pour ta réflexion.

    • @ Jules : Je te remercie pour ton long commentaire 😉 C’est vrai que j’ai abordé cet article uniquement du point de vue du « voyage d’agrément », sans trop me soucier des voyages « forcés » >< Comme toi, j'aime beaucoup prendre le train, mais malheureusement, les prix sont souvent rédhibitoires... Et c'est un peu la même chose de mon côté, généralement, on décide à 2 des vacances/voyages, et mon copain est tellement éloigné des RS (et ne supporte surtout pas instagram^^) qu'il ignore complètement ce qui est tendance ou non. Du coup, c'est un peu ma bouée de sauvetage pour ne pas devenir complètement zinzin face aux modes du moment dictés par les grands influenceurs ^^

  11. Hmmm bon, heureusement que j’ai lu ton article après le mien, sinon je n’aurai même pas appuyé sur « publier » ! Tu résumes tout à fait le problème, et les contradictions auxquelles on fait face. J’aimerais quand même rappeler : on fait au mieux. Bon, ok, j’ai du mal à croire que ça s’applique pour les vols longs courriers tant ils me paraissent futiles par rapport aux enjeux environnementaux actuels mais n’empêche : on fait au mieux. La culpabilité est parfois un outil nécessaire pour nous tirer vers le haut, mais il faut pas qu’elle ne nous plombe !
    En tout cas, tu plantes encore quelques graines qui vont germer petit à petit… 🙂

  12. ohlalalala mais je l’avais loupé cet article.
    Tes reflexions/questionnements sont vraiment intéressants. Je vais aller faire un tour sur le site de l’ADEME

    (j’aimerais basculer de plus en plus vers le slowtravel, prendre le temps, dessiner ce que je vois, me laisser porter… mais j’ai vraiment du mal, j’ai toujours envie d’en voir le maximum & j’agit un peu comme une glouton -_-)

    (j’culpabilise un peu pour l’avion, depuis qu’on vit à Montréal on le prend au moins 2 fois par an, mais on a pas non plus le temps de se caler dans un bateau qui fait le traversée pour rentrer voir nos familles à Noël…)

  13. Ce sont des questions importantes, merci d’aussi bien les formuler. Le voyage est une forme de loisir mais aussi quelque chose d’essentiel pour moi, qui m’aide à trouver un sens à ma petite vie. Pour autant, grâce à des réflexions comme la tienne et d’autres voyageurs, je suis en train de revoir mes aspirations. Si voyager contribue au changement climatique avec des conséquences irresponsables sur les populations locales de pays moins favorisés, que pèse mon envie irrésistible de voyager dans cette balance ? Je suis loin d’avoir résolu mon dilemme.

  14. J’étais complètement passée à côté de ton article et je suis bien contente de tomber dessus aujourd’hui.
    J’ai les mêmes contradictions que toi, surtout en ayant pris 3 fois l’avion en 2017 (Cuba, Serbie, Nouvelle-Zélande), je trouve ça énorme… De plus, mon expérience en NZ me donne une sacrée leçon, ce pays est tellement loin de mon idéal écologique, de consommation (surconsommation, plastique à gogo, mauvais traitement des déchets et de l’eau par endroit, utilisation de poisons pour réguler les espèces…). Du coup je n’ai qu’une envie en rentrant, poser tout à plat et me construire un projet de vie « écolo » en incluant la problématique des voyages. J’ai toujours refuser de prendre l’avion interne en France et je crois que je vais vraiment étudier la question pour l’Europe. J’adore prendre le train en plus, ça ne sera pas une punition 🙂

    Bref tu n’es pas seule à te poser ces questions, et d’un côté, tant mieux, ça veut dire qu’on avance tout doucement 🙂

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